Ceux qui ne sont pas allés jusqu’au bout …
Corinne Lepage et Dominique de Villepin n'ont pas obtenu leurs 500 signatures pour être candidats à la présidentielle. Ils avaient quelques idées spécifiques sur l'avenir énergétique.
Corinne Lepage, ancienne ministre de l'écologie, estime qu'il faut passer de la civilisation du « pétrole-nucléaire » à la révolution des énergies renouvelables et de l'«internet de l'énergie».
Très hostile au nucléaire, elle souhaitait arrêter net la construction de tout nouveau réacteur, y compris celui de Flamanville et lancer un audit par des experts indépendants du
« lobby nucléaire » pour déterminer la date de fermeture des dernières centrales nucléaires.
Corinne Lepage voulait lancer le programme SOLEIL (SOLutions Energétiques d’Investissements de Long terme) pour atteindre 34 % d'énergies renouvelables dans la consommation finale d'énergie en 2030. Cela représentait un investissement de 70 milliards d'euros à répartir entre les entreprises, les consommateurs et les fonds publics.
En dehors de mesures pour la sobriété et l'efficacité énergétique, elle prônait un « internet de l'énergie » : la spécificité de la troisième révolution industrielle est de lier l’énergie et les nouvelles technologies de l’information (NTIC), par le développement des smart-grids et des réseaux intelligents.
Dominique de Villepin souhaitait organiser un « Grenelle de l’Energie », suivi d’un référendum.
Partisan d'une réduction du nucléaire à l'horizon 2030, il est favorable à la poursuite des exportations de réacteurs et d’usines nucléaires à l’étranger, sauf dans des pays qui ne sont pas en situation de gérer des installations nucléaires avec un minimum de sérieux.
Il a avancé l'idée d'un instrument de régulation – la TVA 3E (Environnement, Emploi, Exportation)- permettant de responsabiliser les consommateurs et de soutenir la production française. Elle serait à la fois modulable en fonction de critères environnementaux et remplaçant une part des cotisations sociales salariales et patronales.
Un instrument de pilotage - le Conseil National Stratégique de l'Economie – aurait été chargé de piloter un « Plan Vert », « pour plus de cohérence et de compétitivité de l’économie française ».
Source :
voir son projet politique
et ses réponse à Greenpeace

